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Fauquez et son histoire

FAUQUEZ ET SON HISTOIRE

Bouteilles, flacons, … cuir, briqueterie,…, et marbrite.
Fauquez doit son essor et sa renommée à un homme : Arthur Brancart. Né à Thulin en 1870, Arthur Brancart devint apprenti verrier à l'âge de 15 ans. Le jour, il travaillait et le soir, il suivait des cours de décoration artistique à l'Académie de Mons. Il perfectionna son art en s'expatriant pendant 2 ans en Pologne. Repéré par Emile Delcommune, administrateur de la SA Verrerie de Fauquez, il revint au pays et entreprit de redresser la gestion déficitaire de l'entreprise.
C'est en 1919 que sa géniale invention - LA MARBRITE - fit de la société verrière une des plus importantes industries du pays. (La marbrite = sorte de verre opacifié au maximum ressemblant au marbre et décliné en de nombreuses couleurs : bleu, vert, rouge, noir,…, dont on se servait énormément dans les constructions de style Art Déco). Le développement des verreries fut tel que la main d'œuvre belge n'était pas suffisante. C'est ainsi que bon nombre d'ouvriers et d'ouvrières proviennent d'Italie, de Hollande,… . Un chauffeur partait régulièrement vers les pays limitrophes à la recherche de main d'œuvre. Dès qu'une personne acceptait la proposition de travail, toute la famille (femme, enfants, meubles,…, chien ou chat) était embarquée. Dès leur arrivée à Fauquez, une maison leur était réservée pourvue, hé oui, d'eau et d'électricité ! ! - La couleur leur était d'ailleurs fournie chaque année pour l'entretien de l'habitation ! !
Il faut dire qu'Arthur Brancart, membre du POB (Parti Ouvrier Belge) depuis son plus jeune âge était un précurseur en matière de protection sociale. Il instaura une véritable société ou ville qui se suffisait à elle-même. Les habitants vivaient en parfaite autarcie avec la création de :Gare Fauquez

  • Une briqueterie
  • Une tannerie
  • Un dispensaire
  • Des écoles
  • Une gare
  • Un cinéma /salle de fête (dont la façade toujours existante constitue un véritable témoin de ce passé à jamais révolu)Le Maroc
  • Plusieurs quartiers de maisons ouvrières furent construits par les ouvriers et grâce aux matières premières produites sur place
  • Une chapelle (la chapelle Sainte-Lutgarde que vous connaissez)…Chapelle Fauquez

Soucieux du bien être de ses ouvriers, Arthur Brancart organisait régulièrement des voyages " en vue d'éveiller les ouvriers au monde extérieur "… (on croit rêver, non ?). Mais, toute bonne chose ayant une fin, le procédé de fabrication de la marbrite fut copié par les anglais… qui étaient les principaux importateurs de ce produit… la chute de " l'empire " fut progressive. Après avoir compté plus de 3000 ouvriers, avoir été reprise par les enfants d'Arthur Brancart, les verreries de Fauquez fermèrent définitivement leurs portes en 1979…

Des fastes d'un château … aux impératifs du développement…

Le seigneur de Fauquez, Paul Oeghe de Berlaer, fit fortifier le château de " Faucuwez " au temps de Maximilien d'Autriche. En 1488, le château fut assiégé et pillé par les Bruxellois. Au 16ème siècle, le château et son église furent à nouveau incendiés car la famille de Rifflart, qui possédait le territoire, était restée fidèle à Philippe II.Parmi les familles les plus importantes ayant possédé le territoire de Fauquez, citons les familles d'Ittre, d'Enghien et de Herzelles. Fauquez acquit le rang de Marquisat en 1703. La commune connut des personnages illustres et obtint de la sorte une renommée ainsi qu'une influence non discutables. Nous ne pouvons évoquer l'histoire du château de Fauquez sans parler de Ambroise-Joseph de Herzelles, 3ème marquis de Fauquez, nommé, par l'Impératrice Marie-Thérèse, Surintendant et Directeur général des Finances et Domaines des Pays-Bas… en quelque sorte un Super-Ministre… Le château connut alors une surabondance d'activités… Des nobles de tous horizons se réunissaient à Fauquez pour des repas et fêtes dignes des fastes des plus grandes cours d'Europe.Cependant, de la gloire de ce prestigieux passé, il ne reste plus rien… même le souvenir de l'existence d'un château se perd … démoli et noyé lors de la construction du canal Charleroi-Bruxelles, en 1827.